La vocation de l'Etat est d'administrer la maison (France) en établissant les règles d'un bon partage, sens étymologique du mot économie : gestion de la maison où nomos (la loi) dérive de nemein (partager).

La matière économique est composée de deux disciplines distinctes dont le fonctionnement est différent et complémentaire :

1) L'économie politique, prérogative de l'Etat, qui a pour objet de servir le citoyen en lui garantissant la Liberté, la dignité et en l'incitant à la fraternité.

2) L'économie d'entreprise, qui concerne la société civile. L'Etat n'a à s'y intéresser qu'en fonction des empêchements à la Liberté, la dignité et l'esprit de fraternité des citoyens. 

Le rôle de l'Etat n'est pas de s'impliquer dans la gestion des entreprises mais de s'occuper de toute la population.


1) Moyens que possède l'Etat pour organiser l'économie politique : le recyclage d'argent, qui consiste à faire tourner autant d'argent que de besoin, selon les capacités de l'Offre de satisfaire la Demande, c'est-à-dire selon la quantité de biens et services existants et/ou potentiels, face aux citoyens demandeurs. Les disponibilités d'argent sont illimitées. La sagesse politique ne consiste qu'à doter a minima les citoyens et à limiter ces mises à disposition d'argent de telle sorte que l'Offre reste toujours supérieure à la Demande, afin d'éviter l'inflation.


2) Moyens que possède la société civile pour organiser l'économie d'entreprise : l'arbitrage, qui contrairement au recyclage d'argent qui peut être augmenté ou diminué très facilement, ne permet de disposer que de sommes d'argent limitées, celles de sa trésorerie constituée par les salaires, les bénéfices et plus généralement toutes les recettes d'ordre privé. La quantité d'argent est limitée. Elle ne peut être dépensée qu'ici ou là.


Le choix de contraindre de quelque façon que ce soit les entreprises les fragilise à la concurrence locale et mondiale, pousse les salaires vers le bas et casse l'équilibre IOS.

IOS :               

Inside:  l'équilibre intérieur, la capacité autarcique,

Outside: l'équilibre Import/Exports, la capacité de consommer ce qu'on ne peut pas fabriquer et vice-versa,

Switch:  l'organisation de la pérennité par l'entretien du savoir faire ; brevets etc.

Pour pouvoir attribuer de l'argent, l'Etat doit en prélever directement ou indirectement, lui-même ou par délégation : ce sont les impôts et les charges.

La redistribution s'opère en direction de :

1) l'ensemble des citoyens : c'est le Service Public.

2) des citoyens nommément désignés : c'est le Service Social, la Sécurité Sociale. Un service social bien pensé ne doit pas ressembler au service de  charité  actuel, mais à un service de partage et de perception des dividendes du progrès, tout au long de la vie et notamment à l'heure de la retraite.

Faute d'une bonne gestion économique du partage qui prend en compte les capacités de l'Offre à satisfaire la Demande et les moyens pour y parvenir, l'Etat confond l'économie politique avec l'économie d'entreprise depuis plus de 40 ans.

La crise qui se manifeste par un début de déflation, est le manque d'argent. C'est seulement le manque d'argent dans les poches des consommateurs.

Sans argent les dettes et les crédits ne peuvent plus être remboursés ; la consommation du nécessaire devient difficile puis impossible. Ce qui touche apparemment des individus isolés n'existe en réalité que parce que toute la population est touchée.

Focaliser sur des injustices ponctuelles que cause le libéralisme ne doit pas nous faire oublier la vraie raison du marasme : la non considération de l'obsolescence du système.

Le principe de recyclage d'argent sur le travail des Hommes qui est facilité par le progrès est devenu inadapté.

La quantité d'argent en circulation est devenue insuffisante. L'Offre de biens et de services a en face d'elle une Demande désargentée. Les produits et services rendus ne trouvent pas acquéreur. Les facteurs créatifs du manque d'argent en circulation s'articulent en spirale dépressive.

Le site http://www.critiqueduliberalisme.com a établi la mécanique du changement et montre pourquoi l'impôt sur le revenu ainsi que les charges sociales, qui sont du recyclage sur l'argent du travail, sont une solution obsolète, stupide et démotivante.

La méthode annoncée consiste uniquement à modifier le recyclage fiscal/social en prenant en compte l'existant.

Avant les décennies 1960-1980, faute de machinisme adéquat, tous les citoyens étaient appelés à travailler pour répondre à la Demande existante. L'emploi d'individus était capital et les employés pouvaient exiger des revenus décents pour les tâches qui leur étaient demandées. En période de manque, la quantité d'argent crée n'était justifiée que pour faire aboutir les capacités de production d'Offre en mal de capitaux.

La quantité d'Offre était insuffisante pour satisfaire pleinement toute la Demande. Le recyclage d'argent devait être strictement limité pour ne pas sombrer dans l'inflation qui fait diminuer, en cercle vicieux, le pouvoir d'achat des plus pauvres.

L'Etat a trouvé bon d'accorder des privilèges aux apporteurs de progrès. L'impôt sur le revenu et les charges sociales permettaient à l'élite très peu nombreuse de consommer plus que la masse populaire sans trop la priver et dans la course aux privilèges accordés aux inventeurs géniaux, le peuple se trouvait également bénéficiaire.

Un certain confort devenait accessible à la majorité de la population qui n'avait pas de quoi s'offrir de personnels domestiques. Les compensations les plus appréciées furent les réfrigérateurs, les machines à laver, les aspirateurs, les cuisinières électriques, le téléphone, la télévision, les routes goudronnées, etc.

Il n'y avait pas de chômage (2% sur deux mois au maximum pour ceux qui voulaient s'activer). L'Etat laissait au peuple plus d'argent qu'il n'en avait avant guerre. L'abondance des offres d'emploi plaçait les entreprises dans la situation de négocier les salaires avec les employés qu'elles souhaitent embaucher. Le recyclage d'argent a permis le développement du service public, du service social et de la sécurité sociale.

A partir des années 80, le progrès a facilité la création de l'Offre. Le chômage allait de développer à la mesure du progrès. La quantité importante des offres d'emploi s'est transformée en surplus des demandes d'emploi, ce malgré le développement de nouveaux secteurs d'activités. Certains moyens de production sont moins coûteux qu'un salarié et plus performants. C'est la croissance de l'exclusion sociale qui n'a pas les moyens concrets pour se réorienter.

Le rôle de l'Etat est de faciliter l'expansion des entreprises et la meilleure façon d'y arriver est de les libérer de toutes leurs contraintes, en supprimant toutes les charges qui pèsent sur elles. En transférant le recyclage d'argent sur la consommation des citoyens.

En les protégeant de la concurrence étrangère, au moyen de taxes d'importation qui pourraient être reversées aux ouvriers nominativement désignés ayant participé à leur fabrication. De leur donner des occasions de réussir, en dotant tous les citoyens pour qu'ils puissent acheter leurs produits. Pour que le consommateur puisse choisir la qualité et sa santé plutôt que d'être contraint, faut d'argent, d'acheter de la mauvaise qualité et des OGM. L'Etat n'a pas d'autre rôle à tenir vis-à-vis des entreprises.

Ce n'est pas la mondialisation qui est à réguler, c'est l'économie qui est à instaurer car elle n'existe pas. Pour Critique du libéralisme, l'accès à l'Offre ne doit pas être restreint en qualité et en quantité, comme le fait le libéralisme. L'accès à l'Offre doit être fondé sur la Liberté et la dignité de chaque citoyen. La cohérence économique de l'Inoppression Active répond parfaitement à notre situation. Nul besoin de miracle, c'est simplement une mécanique qui fait tourner autant d'argent que de besoin.

En s'attaquant à réduire les conséquences de la crise financière pour les investisseurs et en se limitant à garantir la réalité des dépôts des épargnants, le gouvernement ne prend en compte que le risque de pertes des acteurs de la spéculation qu'il s'empresse d'atténuer, sans considérer que l'origine de la déroute est le manque d'argent des citoyens qui ne peuvent plus faire face aux engagements qu'on leur a fait prendre.

Injecter des fonds pour sauver le principe spéculatif boursier ne peut pas permettre de sauver la bourse et l'argent des investisseurs, pour la bonne raison que même avec des banques prêteuses, ces dernières ne pourront prêter qu'à des sociétés qui ayant de moins en moins de clients, seront incapables de rembourser le nominal prêté.

Il est irréaliste, et c'est même un barbarisme économique, que de considérer que les poches des directeurs dont les entreprises sont en faillite sont un endroit qui pourrait servir au partage citoyen, pour la simple raison que l'économie d'Etat n'est pas un réseau de vases communicants mais un réseau de recyclage d'une toute petite partie de l'argent existant.

Quand on fait le cumul des milliards possédés par les riches, on s'aperçoit qu'une répartition égalitaire reportée sur tous les vivants de la terre ne serait qu'une solution ponctuelle qui tuerait le progrès faute de permanence de C, la Consommation de l'Ensemble des citoyens. S'il est un endroit qui pourrait sembler immoral, ce pourrait tout au plus être l'appropriation de la terre par quelques individus. Le 3ème impôt prévu par l'Inoppression Active y répond parfaitement.

La conclusion qui s'impose est que c'est le manque d'argent circulant auprès de toute la population qui est à l'origine de nos complications.

Les inégalités sont légitimes mais la liberté d'agir qu'on nous retire n'est pas justifiée par un manque de production quelconque, juste à une mauvaise organisation de l'économie par l'Etat. Celui ci nous abandonne mais ne l'abandonnons pas. Ce sont 3600 vies de misère qui meurent de dessèchement, de soif et de faim chaque heure sans vacarme, dans le silence assourdissant de son indifférence.

Que celui qui veut être plus riche soit plus riche, qu'il enrichisse par héritage ses enfants, ça ne peut pas être dérangeant, s'il n'y a plus de pauvre, ni d'exclusion, ni d'accaparement égocentrique, ce que permet l'Inoppression Active.

Il est évident que ce n'est pas le libre-échange qui désorganise l'économie mais l'absence d'économie qui fait capoter le libre-échange, à cause de l'inadéquation entre les capacités de l'Offre et celles de la Demande. Libérons les boucs-émissaires et arrêtons le massacre des vies et la croissance des combines !

L'économie ne peut plus se satisfaire de théories. Elle doit reposer sur des réalités. Nos économistes ont mis la charrue avant les bœufs en n'instituant pas un système commun avant de créer la monnaie commune, l'Euro.

L'établissement d'une monnaie mondiale reste l'idéal à promouvoir et pour réaliser cet idéal sans tomber dans l'utopie de l'impossible, cela ne peut se faire que par capillarité de systèmes nationaux qui marchent, d'économies nationales adoptant après l'organisation économique parfaite d'une première entité nationale, la France par exemple, un système commun de gestion des pays désirant adopter les mêmes mesures libératrices.

Rappelons également qu'une fois l'avenir des citoyens garanti, la question bancaire pourra être abordée avec plus de lucidité qu'avec les divagations actuelles.

Rappelons enfin que la question de la domination du Monde et des réseaux sera à mettre à plat si l'on veut définitivement arrêter les guerres et vivre en accord avec la nature de l'Etre Humain et avec la nature tout court.